Malaise en pleine audience : la mère de la victime s’effondre à la cour d’assises de Bruxelles

Défense Sécurité

L’audience de la cour d’assises de Bruxelles a été brutalement interrompue ce mardi après-midi, lorsqu’un malaise important a frappé la mère d’Ismaël A., la victime au cœur du procès. Alors que la défense présentait sa plaidoirie, l’émotion a atteint un niveau insoutenable pour la famille présente dans la salle.
Cet incident, survenu dans un moment judiciaire déjà très lourd, rappelle à quel point les procès d’assises ne sont pas seulement des événements juridiques, mais aussi des épreuves humaines extrêmement éprouvantes.


Une audience suspendue après un malaise au moment le plus sensible

L’incident est survenu alors que la défense de l’accusée, représentée par Me Estelle de Beukelaer, retraçait les événements de la nuit du 3 au 4 mai 2023 : une nuit marquée par une violente dispute entre Sarah M. et son compagnon Ismaël A., avec qui elle vivait depuis plus d’un an dans un logement du CPAS de Bruxelles.

La mère de la victime, venue assister au procès malgré l’épreuve émotionnelle que représente chaque audience, a perdu connaissance au moment où les échanges WhatsApp de cette nuit tragique étaient évoqués. Ces messages, adressés notamment entre l’accusée, la victime et la mère elle-même, résidant au Maroc, ont ravivé des souvenirs insupportables.

Aussitôt, les agents de police du palais de justice, suivis par les premiers secours, sont intervenus dans la salle d’audience. Les jurés, les juges et le public ont été invités à quitter les lieux, permettant aux secours de prendre en charge la mère d’Ismaël A. dans le calme et le respect.

La suspension d’audience s’est imposée d’elle-même. Ce type de malaise, malheureusement fréquent dans les procès impliquant des drames familiaux, témoigne de la charge émotionnelle colossale qui pèse sur les proches de la victime.


Un procès particulièrement lourd, marqué par la détresse et les tensions

L’affaire jugée devant la cour d’assises de Bruxelles concerne le meurtre d’Ismaël A., retrouvé mort après une violente altercation avec son ancienne partenaire. Sarah M. est accusée d’avoir porté les coups mortels. Depuis le début du procès, les débats reviennent en détail sur la relation du couple, les contextes de tension et les échanges qui ont précédé le drame.

La journée d’audience était consacrée à la plaidoirie de la défense, une étape cruciale où l’avocate devait expliquer les circonstances ayant conduit au drame, tout en cherchant à déconstruire l’intention meurtrière reprochée à l’accusée.

C’est durant la description minutieuse – mais nécessaire – des faits que la mère de la victime a été submergée. Les messages WhatsApp, souvent présentés comme des pièces essentielles dans les affaires criminelles modernes, permettent de retracer minute par minute des échanges parfois violents, parfois désespérés, qui révèlent les tensions au sein du couple.
Pour une mère, entendre la relecture de ces conversations, sachant que son fils n’est plus là pour en donner sa version, peut s’avérer insoutenable.

Cet épisode rappelle durement que les procès ne se résument pas à des arguments juridiques : ce sont aussi des lieux où les familles revivent chaque détail du drame qui les a frappées.

L’impact humain des procès d’assises : un aspect souvent méconnu

Les cours d’assises sont des juridictions où l’on juge les crimes les plus graves : meurtres, assassinats, violences volontaires graves. Ce sont les procès où les récits d’événements traumatiques sont exposés dans leurs moindres détails, souvent devant un large public.

Pour les familles, il s’agit d’une double épreuve :

  • revivre les circonstances du drame, parfois heure par heure, message par message ;

  • affronter la salle d’audience, les regards, les experts, les avocats, les récits techniques mais déchirants ;

  • affronter la présence de l’accusé, qui peut être un membre de la famille, un ex-compagnon, un proche ou une connaissance.

Les proches, même préparés, ne sont jamais réellement prêts à entendre chaque élément du dossier.
Les malaise, crises de larmes ou interruptions sont malheureusement fréquents.

Les équipes médicales et les agents de sécurité sont donc régulièrement mobilisés pour intervenir rapidement. Les juges, eux, veillent à garantir un déroulement digne et respectueux du procès, tout en protégeant les personnes vulnérables.

Dans ce dossier, l’incident survenu ce mardi rappelle à quel point la justice pénale est aussi un espace où les émotions, les traumatismes et les souffrances trouvent difficilement leur place, malgré la solennité du cadre.

L’interruption de l’audience à la cour d’assises de Bruxelles, provoquée par le malaise de la mère d’Ismaël A., illustre la dimension profondément humaine de ce procès.
Alors que la défense poursuivait sa plaidoirie dans une atmosphère déjà tendue, l’émotion a pris le dessus, rappelant que derrière les faits et les procédures se tiennent des familles brisées, des souvenirs douloureux et une quête de vérité difficile à supporter.

L’audience reprendra une fois la situation stabilisée, mais cet événement laisse une marque dans le déroulement du procès : celle d’une souffrance qui dépasse largement le cadre juridique et qui accompagne chaque instant des débats.

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