Près de trois tonnes de cocaïne saisies au port d’Anvers : un coup dur pour les trafiquants

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Les  services de douane belges ont effectué vendredi dernier une prise spectaculaire au quai 1333 du Port d’Anvers : 2 829 kg de cocaïne ont été saisis, dissimulés dans un conteneur apparemment innocent de farine de manioc en provenance du port ghanéen de Tema.
Cette découverte l’une des plus importantes des derniers mois  confirme la position critique d’Anvers comme porte d’entrée majeure de la cocaïne en Europe. Mais au-delà du chiffre, c’est tout le système de lutte contre le trafic international de stupéfiants qui est mis à l’épreuve.

Pourquoi Anvers reste un hub privilégié pour le trafic de cocaïne

Le Port d’Anvers joue un rôle central dans le trafic de cocaïne vers l’Europe. Malgré une baisse en volume des saisies totales en 2024  44 tonnes interceptées contre plus de 116 tonnes l’année précédente  le port demeure un passage clé pour les organisations criminelles.

Plusieurs facteurs expliquent cette constante attractivité :

  • Position géographique stratégique  Anvers est relié par des axes routiers et ferroviaires à la majeure partie de l’Europe occidentale, ce qui facilite la distribution des cargaisons.

  • Volume de fret considérable  chaque année, des millions de tonnes de marchandises transitent par le port, ce qui rend le contrôle systématique de tous les conteneurs quasiment impossible.

  • Techniques de dissimulation sophistiquées dissimuler la drogue dans des cargaisons légitimes (comme de la farine, du sucre, du riz, des fruits, etc.) reste une méthode privilégiée pour échapper aux contrôles.

Ainsi, même si les autorités renforcent les contrôles, le trafic s’adapte en multipliant les petits envois ou en diversifiant les modes de dissimulation, ce qui complique la détection.

Le conteneur de farine de manioc : un exemple de subterfuge efficace

La récente saisie démontre l’ingéniosité des trafiquants. Dissimulée dans un conteneur déclaré « farine de manioc », la cocaïne ne donnait a priori aucun indice suspect. C’est pourtant grâce aux contrôles ciblés des douanes que la drogue a été découverte.

Cette méthode illustre un mode de contrebande ancien  dissimuler la drogue parmi des cargaisons alimentaires ou agricoles remis au goût du jour par les réseaux criminels. Ce type de dissimulation profite du fait que des produits comme la farine, le riz, le sucre ou d’autres denrées passent souvent sans inspection minutieuse. Des saisies récentes avaient déjà concerné des cargaisons de sucre, de café ou de riz.

La découverte montre aussi l’importance des stratégies de contrôle basées sur l’analyse de risque, les renseignements internationaux et la coordination entre douanes et police judiciaire. Sans cela, des quantités massives pourraient facilement échapper à tout dépistage.

Un signal fort : la destruction de la drogue et l’impact sur le trafic

Le SPF Finances a indiqué que la cocaïne saisie sera détruite, conformément aux protocoles en vigueur.  Cette annonce envoie un message clair aux trafiquants : leurs cargaisons ne prolongeront pas leur parcours vers les rues européennes.

Mais cette saisie spectaculaire a aussi une portée symbolique et dissuasive. Elle rappelle que, malgré les méthodes toujours plus sophistiquées des réseaux, les services de contrôle restent mobilisés prêts à analyser les conteneurs à risque, à coopérer au niveau international, et à agir rapidement. Pour les trafiquants, cela signifie une augmentation du risque : davantage de conteneurs inspectés, plus de coopération internationale, et des pertes massives en cas d’interception. Cependant, comme les statistiques récentes le montrent, même si les quantités globales saisies diminuent, les interceptions restent fréquentes preuve que le trafic s’ajuste plutôt qu’il ne disparaît.

La saisie de près de trois tonnes de cocaïne au port d’Port d’Anvers représente un coup fort contre les trafiquants elle témoigne de leur audace mais aussi de la vigilance des douanes. Toutefois, tant que des méthodes de dissimulation comme le conteneur « farine de manioc » existent, le trafic reste un défi constant. Anvers confirme son rôle de plaque tournante de la cocaïne en Europe, et la destruction de cette cargaison envoie un message clair. Pour être réellement efficace, ce type d’opérations doit devenir la règle, pas l’exception.

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