Femmes en force dans la finance belge 2024-2025

Economie

L’annuel rapport 2024-2025 de Wo.Men in Finance indique que le taux de présence des femmes sur le lieu de travail dans le secteur financier belge atteint un niveau inédit. La combinaison des politiques d’inclusion, des quotas et de l’internalisation croissante des entreprises abolit des barrières que l’on pensait impossibles à franchir. Pourquoi y a-t-il aujourd’hui plus de femmes présentes en finance en Belgique ? état des lieux des tendances marquantes.

Pourquoi les femmes dirigent-elles de plus en plus vers le secteur financier belge ?

La participation des femmes dans la finance belge progresse grâce aux réformes légales et aux initiatives internes des institutions. Le mentorat, une culture inclusive et des politiques conciliant carrière et vie privée soutiennent leur montée, selon Wo·Men in Finance. La loi et les quotas dans les conseils d’administration ont joué un rôle essentiel dans la progression de la présence féminine. Les femmes occupent désormais 41,4 % des postes concernés, contre 26,4 % dans les structures non soumises à la législation.

Cependant, depuis la loi Smet-Tobback et la parité électorale, la Belgique favorise l’équilibre hommes – femmes dans toutes les instances décisionnelles. Le tournant décisif en 2011 a fixé à 30 % la part de femmes dans les conseils d’administration cotés ou publics. Cette mesure a élargi les opportunités pour les femmes et renforcé leur accès aux postes stratégiques en entreprise. Ainsi, l’essor des femmes dans la finance belge découle de décisions politiques, de règles strictes et d’un engagement accru des entreprises pour la parité.

Les femmes gagnent du terrain dans le secteur financier belge en 2024-2025.

Le secteur financier belge évolue grâce à une progression constante des femmes vers des postes clés de responsabilité. Le rapport 2024-2025 montre qu’elles occupent 35,7 % des directions, confirmant une avancée durable depuis 2019. La progression dépasse les fonctions d’exécution et touche aussi le management intermédiaire. Les femmes y représentent 47,4 %, contre 46,9 % un an plus tôt. Cette hausse constante montre une amélioration continue de l’accès des femmes aux postes clés.

La dynamique progresse dans les conseils d’administration, où la part de femmes administratrices augmente chaque année et gagne un point depuis 2021.En dix ans, leur nombre est passé de 87 342 à 195 926, une hausse de 124,3 %, illustrant une transformation durable de la gouvernance. Ces données montrent que les femmes gagnent une place importante dans les postes de direction et au sein des instances décisionnelles du secteur financier. Cette progression reflète un changement culturel durable, soutenu par des actions fortes en faveur de la diversité, de la mixité et de l’égalité.

Profils et postes occupées par quelques femmes dans les banques belges

Actuellement, les femmes occupent des fonctions majeures dans le domaine financier en Belgique. Elles sont présentes dans la finance privée, le secteur des assurances ou le middle management. Cependant, leur présence devient significative, entrant parfois dans la catégorie des plus représentés selon les fonctions. Dans les banques belges, les cadres intermédiaires sont presque à parité entre hommes et femmes.

Dans ce domaine, la place et le parcours de Géraldine Thiry sont emblématiques de la montagne et en puissance de femmes surdiplômées dans un secteur historiquement masculin.​ Depuis septembre 2023, elle est Directrice à la Banque nationale de Belgique. Elle est en charge bancaire de la Statistique et de la Résolution, deux activités clés à la régulation de la stabilité financière. À la BNB, elle contribue aux décisions stratégiques liées aux risques bancaires et aux données macroéconomiques. Son parcours confirme la montée des compétences féminines dans des secteurs techniques et hautement stratégiques.

Géraldine Thiry

Impact de la diversité de genre et perspectives d’avenir dans les institutions belges

L’essor des femmes transforme la finance belge, mais sexisme et inégalités demeurent malgré les progrès réalisés. L’éducation financière, essentielle pour l’égalité, ouvre aux jeunes femmes des perspectives dans un secteur longtemps masculin. Un engagement institutionnel porté par la coopération belge : La coopération belge intègre pleinement la dimension « Genre » dans ses politiques et programmes pour assurer une mise en œuvre efficace. Cet engagement de mise en œuvre participe à la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD), en faveur de l’autonomisation des femmes, de la réduction des inégalités et de l’inclusion économique.

La réorientation du secteur financier belge est en route. Mais grâce à la législation, aux actions collectives et aux ambitions portées par les professionnelles qualifiées, elles trouvent leur place dans toutes les strates d é décisionnelles du secteur, à savoir : direction, gestion, gouvernance et expertise. C’est un fait avéré, la finance belge est en passe de devenir un secteur d’opportunités pour les femmes et les prochaines années devraient le confirmer.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *